Mots-clé : linux

Django Channels sous Windows : attention !

Bah oui !

Sous Linux, Django Channels est compatible Python 3.5 et plus : c’est vrai.
Pof, comme d’habitude, sudo apt-get install blabla, pip3 install blabla et tout fonctionne.
Sous Windows, ce n’est pas le cas (cela changera sûrement dans les semaines à venir et cet article va rapidement ne plus être vrai), mais pour l’instant, Django Channels ne fonctionne pas sous Windows avec Python 3.6, mais uniquement avec Python 3.5.

De plus, vous devrez télécharger des Gigas et des Gigas de données Microsoft pour avoir le compilateur C++ 14 (si ma mémoire est bonne).

Parce que mon ami Microsoft © a retiré les liens (et si vous les avez je suis preneur) du compilateur en ligne C++, et vous devez télécharger Visual Studio et toutes ses immondices qui vont autour, « téléchargez la version pro », « payez un abonnement », ou le pire : « vous devez être enregistré pour pouvoir lancer Visual Studio » (ce qui, à mon sens, est totalement inadmissible et fait partie des wagons (trains entiers ?) de choses qui font que je prône Linux).

2,8 Go chez moi pour Visual Studio Community ainsi que 5,3 Go pour Microsoft SDKs.

Bref, sous Windows :

  • Installez Python 3.5 (toujour à la racine « C:\Python35« ) pour éviter les problèmes de droits quand il est dans « Program Files« 
  • Installez via la ligne de commande classique « channels » (sans passer par PyCharm) : python.exe -m pip install -U channels

Windows : le shell Linux / Ubuntu enfin acceptable !

Merci à l’un de mes étudiants pour l’astuce :

Sous Windows 10 :

  • Activez le mode développeur ;
  • Cochez l’option « Linux » (il faut la chercher) ;
  • Tentez de lancer un shell via le menu « Démarrer » et tapez « Ubuntu ».

Vous aurez un Shell Linux, mais totalement pourri.

Faites néanmoins le classique « sudo apt-get update && sudo apt-get upgrade« .

Une fois cela terminé, allez récupérer ce qui va vous changer la vie : wsltty.
C’est un outil qui remplace le shell Ubuntu de Windows, mais qui est mieux sur tous les plans.
Et là vous aurez un shell qui ressemble au mintty de Cygwin (mon shell préféré).

Linux tar : faire une archive au format « AAAA-MM-JJ_HHMMSS.archive.tar.bz2 »

C’est tout simple sous Linux.
Il faut juste savoir, pour ceux qui commencent à faire quelques lignes de commande sous Linux, que le « backquotes », donc le ` demande à exécuter quelque chose et le remplacer par le résultat de l’exécution.

Exemple : si vous tapez `(date '+%Y.%m.%d-%Hh%Mm%Ss')` alors il exécutera l’ordre date, et le remplacera par la date en cours.

Exemple concret :

tar cjf "`(date '+%Y.%m.%d-%Hh%Mm%Ss')`.monarchive.tar.bz2" htdocs/*

Vous archivera tout le dossier htdocs dans l’archive :
2018.02.06-09h45m05s.monarchive.tar.bz2

En espérant que cela serve à quelqu’un !

Windows : les loopbacks. Impossible à surveiller

Si jamais vous faites un site Internet, que vous le mettez sur localhost et que vous lancez un navigateur, il se peut que, comme moi, vous ayez envie de voir exactement ce qui se passe.

Dans ce cadre, un « espion » parfait pour cela est wireshark (analyseur de trames réseau).

Après plusieurs minutes, voire heures, vous verrez que quelles que soient vos actions, rien ne se passe.
L’explication est simple : Windows, peu importe sa version, « coupe » les arrivées réseau si elles sont en loopback = sur localhost.

Un grand merci, encore une fois, pour Windows !

Toute l’explication est là.

Il faut utiliser un outil, RawCap, qui hacke un peu Windows et génère un fichier « .pcap » compatible avec Wireshark.

Sur Linux, vous n’aurez pas ce problème typique Windows

En ligne de commande, on peut faire le dump de tout le traffic, y compris le localhost.
Il vous suffit d’utiliser l’utilitaire tcpdump, exemple :

$
$ sudo tcpdump -vv -i lo port 8000
tcpdump: listening on lo, link-type EN10MB (Ethernet), capture size 262144 bytes

Et à partir de là il écoutera sur le port 8000. Lancez Chrome, allez sur localhost:8000 et là vous verrez :

(pour la note, même s’il n’y a pas de serveur, ce qui est le cas ici, il écoute et trace vraiment tout)

17:23:14.100160 IP6 (flowlabel 0x52956, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 40) ip6-localhost.44238 > ip6-localhost.8000: Flags [S], cksum 0x0030 (incorrect -> 0xfe61), seq 1512481496, win 43690, options [mss 65476,sackOK,TS val 3860198845 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:14.100165 IP6 (flowlabel 0xe143c, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 20) ip6-localhost.8000 > ip6-localhost.44238: Flags [R.], cksum 0x001c (incorrect -> 0xe6c0), seq 0, ack 1512481497, win 0, length 0
17:23:14.100189 IP (tos 0x0, ttl 64, id 63584, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 60)
localhost.43918 > localhost.8000: Flags [S], cksum 0xfe30 (incorrect -> 0x631e), seq 4099830766, win 43690, options [mss 65495,sackOK,TS val 1743693574 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:14.100194 IP (tos 0x0, ttl 64, id 12132, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 40)
localhost.8000 > localhost.43918: Flags [R.], cksum 0x7eb1 (correct), seq 0, ack 4099830767, win 0, length 0
17:23:14.153839 IP6 (flowlabel 0xc30e0, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 40) ip6-localhost.44242 > ip6-localhost.8000: Flags [S], cksum 0x0030 (incorrect -> 0xaa17), seq 1123880506, win 43690, options [mss 65476,sackOK,TS val 3860198859 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:14.153847 IP6 (flowlabel 0xee9c9, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 20) ip6-localhost.8000 > ip6-localhost.44242: Flags [R.], cksum 0x001c (incorrect -> 0x9284), seq 0, ack 1123880507, win 0, length 0
17:23:14.153884 IP (tos 0x0, ttl 64, id 20755, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 60)
localhost.43922 > localhost.8000: Flags [S], cksum 0xfe30 (incorrect -> 0x1c4e), seq 3564886671, win 43690, options [mss 65495,sackOK,TS val 1743693588 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:14.153891 IP (tos 0x0, ttl 64, id 12140, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 40)
localhost.8000 > localhost.43922: Flags [R.], cksum 0x37ef (correct), seq 0, ack 3564886672, win 0, length 0
17:23:19.161265 IP6 (flowlabel 0x606b8, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 40) ip6-localhost.44246 > ip6-localhost.8000: Flags [S], cksum 0x0030 (incorrect -> 0x1e75), seq 983670096, win 43690, options [mss 65476,sackOK,TS val 3860200111 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:19.161281 IP6 (flowlabel 0xe0662, hlim 64, next-header TCP (6) payload length: 20) ip6-localhost.8000 > ip6-localhost.44246: Flags [R.], cksum 0x001c (incorrect -> 0x0bc6), seq 0, ack 983670097, win 0, length 0
17:23:19.161360 IP (tos 0x0, ttl 64, id 18581, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 60)
localhost.43926 > localhost.8000: Flags [S], cksum 0xfe30 (incorrect -> 0xe872), seq 99211285, win 43690, options [mss 65495,sackOK,TS val 1743694840 ecr 0,nop,wscale 7], length 0
17:23:19.161372 IP (tos 0x0, ttl 64, id 13102, offset 0, flags [DF], proto TCP (6), length 40)
localhost.8000 > localhost.43926: Flags [R.], cksum 0x08f8 (correct), seq 0, ack 99211286, win 0, length 0

Linux bc : float / flottants

Plein de personnes utilisent « calc » sous Windows. C’est bien.
Mais, comme la plupart des outils Windows : Linux c’est 20x moins ergonomique, mais 20x puissant.

Bah comme Linux en général, en fait…

Let me introduce bc.

C’est le « calc » de Windows, mais en plus laid et en 20 x plus puissant que la calculatrice Windows (déjà dit).

Le seul truc bizarre de bc c’est qu’il ne fait que des calculs en entier.
En bref : bc -l et hop tout est en flottant et fonctionne.
To make a long story short: bc -l and everything is ok.

Mint et Ubuntu : une vitesse de clavier bien plus rapide que Windows

La vitesse de répétition du clavier est liée non pas au hardware (comme je l’ai cru pendant des années), mais au software, donc au système d’exploitation.

Mon ami Windows (« ami »… vous sentez l’ironie ?), qui est fait principalement pour les personnes qui pensent (à tort) qu’on est plus rapide avec une souris qu’avec un clavier, propose un délai avant de répéter les touches très long, même au minimum, et une vitesse de répétition plutôt lente, pour des personnes comme moi qui aiment aller vite.

Mon vrai ami Linux, lui, permet d’aller extrêmement vite, et c’est génial. Bon ok, il permet d’aller si vite qu’on peut faire des petites blagounettes à son camarade de classe. Alors Ubuntu a eu l’idée complètement débile (et je reste poli) de copier Windows et de limiter la vitesse de répétition, et le délai, à des temps très longs, qui se rapprochent de ceux de Windows.

Pourquoi brider tout cela ? Quel est l’intérêt de limiter sa voiture à 50km/h si elle peut aller à 200km/h (et que les autoroutes ne sont pas limitées !).

La solution : après avoir demandé ici sur stackoverflow, voici la réponse, je vous la mets en français : ouvrez un terminal et copiez-collez ce code :

Si vous êtes sur Linux en général

gsettings set org.gnome.settings-daemon.peripherals.keyboard repeat-interval 20

gsettings set org.gnome.settings-daemon.peripherals.keyboard delay 140

Si vous êtes sur Mint ou sur Ubuntu, autre solution

gsettings set org.cinnamon.settings-daemon.peripherals.keyboard repeat-interval 20

gsettings set org.cinnamon.settings-daemon.peripherals.keyboard delay 140

Et voilà. C’est le genre de choses, quand j’ai fini de coder toute la journée, et que je reviens sur Windows pour jouer un peu, qui fait que si je dois faire autre chose que jouer, je me mets à détester Windows et rebooter rien que pour écrire mes mails (au final je reste sur Mint parce que je ne vais pas re-rebooter pour rejouer…).

cheatsheet » Linux / shell

Shell hints / aide

Commandes « one-line »

Chercher les fichiers qui prennent de la place ncdu
Archiver au format %Y.%m.%d-%Hh%Mm%Ss tar cjf "`(date '+%Y.%m.%d-%Hh%Mm%Ss')`.archive.tar.bz2" htdocs/*

Déclaration de script

Shebang le meilleur
Merci stackoverflow
#!/usr/bin/env bash
La calculette version Linux = 10 fois plus puissante, ne pas oublier l’option « l » pour calculer avec des virgules (man bc) bc -l

Outils de capture d’écran

  • scrot = capture en ligne de commande
  • shutter meilleur que celui par défaut
sudo apt-get install scrot
sudo apt-get install shutter
Note : pour mettre shutter par défaut, lire la documentation ici.
Commentaires fermés sur cheatsheet » Linux / shell Publié dans Mots-clé ,

Steam : comment créer un serveur de cache local

Toute l’explication est ici, simple et claire, en anglais.

Mais je vais résumer l’idée au cas où vous ne seriez pas forcément tenté de tout lire : lorsque vous installez un jeu, le programme Steam (que j’appellerai dorénavant simplement « Steam » parce que je suis fainéant) va demander au serveur Steam de distribution de contenu le plus proche. Et ça n’est pas forcément toujours le plus proche, ce qui fait que cela risque d’être long, mais surtout, vous serez toujours limité à la vitesse de votre connexion Internet. Ici, l’article explique comment faire la demande de votre Steam en priorité à un serveur Nginx local qui servira de cache : si ce dernier n’a pas le jeu en cache, il va aller faire suivre la demande de manière classique. Bien évidemment, si vous êtes comme moi et que vous possédez plus de 500 jeux sur Steam – oui, 500, certaines personnes croient que je mens… – il vous faudra un disque de plus de un terra pour qu’il garde la plupart des jeux en cache (oui oui, vous voulez quelques exemples de jeux lourds ? Je vous en donne après), mais cela dit à chaque fois que vous voudrez réinstaller un jeu, ou si vous achetez un nouvel ordinateur portable, ou vos amis arrivent avec leur portable chez vous et vous voulez leur faire installer, tester ou éventuellement acheter un jeu sur steam dans tous les cas c’est génial. Lisez l’article ici :

how-to-build-a-local-steam-cache-server

Quelques jeux qu’il est très bon d’avoir en cache :

  1. Viking: battle for Asgard: 5Go
  2. Ys VI: The Ark of Napishtim: 3Go
  3. Styx: Master of Shadows: 7Go
  4. Stronghold Crusader 2: 3Go
  5. Risen 2 – Dark Waters: 8Go
  6. Resident Evil 4 / Biohazard 4: 12Go
  7. Rayman Origins: 2Go
  8. Project Cars: 22Go
  9. Pap & Yo: 2Go
  10. Outlast: 4Go
  11. Ori and the Blind Forest: Definitive Edition: 11Go
  12. Operation Flashpoint: Dragon Rising: 5Go
  13. Operation Flashpoint: Red River: 5Go
  14. Oddworld: new ‘n’ tasty: 8Go

J’arrête là, on en est déjà à plus de 100Go pour 13 jeux, imaginez pour plus de 500 jeux… ils ne font pas tous plus de 2Go, heureusement !